Comment ajouter l'écoute à son bagage de soft skills ?

Comment ajouter l'écoute à son bagage de soft skills ?

Il existe deux grandes catégories d’écoute : l’écoute de soi et l’écoute des autres.

Dans cet article nous vous proposons de nous centrer sur notre capacité à écouter les autres, en mettant de côté l’écoute de soi.

… En réalité, cette proposition est une ineptie totale ! Il est impossible d’écouter pleinement les autres si l’on ne sait pas s’écouter soi-même. L'écoute est selon nous, un des soft skills les plus important.

S'écouter soi-même pour écouter pleinement les autres

S’écouter soi-même, c’est prendre conscience de ses croyances, de sa culture, de ses valeurs et des comportements qui en découlent.

Si nous ne les maîtrisons pas, ces comportements deviennent des freins potentiels à l’écoute d’autrui.

Une telle maîtrise demande du temps et ce n’est qu’avec la pratique et l’entrainement que vous pourrez y parvenir. En se connaissant mieux nous pouvons parvenir à nous ouvrir davantage aux différences qui existent entre les autres et nous. Ces différences nous caractérisent et nous définissent. En les comprenant mieux, nous évitons qu’elles viennent envahir nos esprits avec des ressentis ou des jugements trop rapides. Nous sommes plus alors plus disponibles aux autres.

Notre culture, nos croyances et nos systèmes de valeurs nous donnent accès à certains modes de réflexion et d’analyse pouvant nous laisser croire que nous sommes plus dans le vrai que l’autre ! Comme le disait Paul Watzlawick « de toutes les illusions la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité », la nôtre (ndlr).

Bref, en écoutant ce que dit l’autre avec notre filtre de réalités, nous pouvons limiter ou orienter notre écoute par manque d’ouverture d’esprit et laisser trop active notre propension à juger la réalité de l'autre. Et si l’autre n’avait pas plus tort que nous ?

L’écoute c’est donc comprendre l’autre et dépasser ses préjugés et analyses hâtives.

Comme le disait Carl Gustave Jung : « Si on ne comprend pas une personne on a tendance à le considérer comme un imbécile ».

Question - Réponse - Reformulation

S’écouter soi-même, et donc mieux se connaître, est une première étape pour être disponible à l’autre et donc l'écouter.

Pour aller plus loin dans notre écoute, il est nécessaire de se s’intéresser à l’autre et de le lui montrer en s’appuyant sur les étapes que sont : Question - Réponse -Reformulation.

La mise en pratique nécessite de la concentration et de l’entrainement pour que cela devienne naturel, voire automatique. Vous verrez, les résultats sont impressionnants !

Poser une question est à la portée de tous. Il faudra bien entendu veiller à poser des questions ouvertes, c’est-à-dire des questions qui appellent une réponse autre que « oui » ou « non ». La réponse, celle de votre interlocuteur, lui appartient. Votre rôle consiste surtout à vous saisir de son contenu pour vous en approprier le sens et en proposer une reformulation. Reformuler, c’est traduire dans votre langage ce qui vous a été dit. Une reformulation commence bien souvent par « si j’ai bien compris… » et finit par « …c’est bien ça ? ». Il ne s’agit pas à ce stade de proposer une interprétation hasardeuse et d’arriver à une conclusion trop rapide, mais bien de valider votre bonne compréhension. Vous pouvez également lors de la reformulation poser des questions de clarification. Par exemple « Est-ce que tu veux dire que… ? » ou bien « Je ne suis pas certain(e) d’avoir bien compris ce que tu voulais dire par quand tu parles de … tu peux me l’expliquer ? ». Puis en fonction de la réponse de votre interlocuteur vous reformulez à nouveau et ainsi de suite jusqu’à ce que votre compréhension soit partagée avec votre interlocuteur.

Cette technique a trois grandes vertus. La première est de montrer à votre interlocuteur que vous vous intéressez à lui. La seconde est qu’en reformulant vous allez inconsciemment commencer à vous ouvrir au monde de l’autre, gommant petit à petit votre propre vision du monde au profit d’un échange profond et constructif. La troisième est que vous aurez permis à votre interlocuteur d'approfondir sa réflexion en vous l'expliquant

Pour conclure

Nous avons ici porté principalement notre attention sur les mots et la compréhension de ce qu’ils signifient pour chacun d’entre nous. Là où les choses se compliquent un peu c’est qu’il n’y a pas que les mots. Il est alors intéressant de se demander : avec quoi écoute-t-on ?

Trois grands outils sont à notre disposition : nos oreilles, nos yeux et notre cerveau. Ce sujet est vaste et mérite bien un prochain article !

Entrainez-vous pour commencer à la technique Question - Réponse - Reformulation, et à très vite pour aborder la suite !